La mulâtresse solitude

LA MULATRESSE SOLITUDE

André Schwarz-Bart/1972

Anne écrit : Après la lecture des récits de Toni Morrison, j’ai eu envie de relire cet ouvrage.

Encore un livre qu’on ne peut plus lâcher avant la fin, dès lors qu’on l’a ouvert…  

Aidé par sa femme d’origine guadeloupéenne, André Schwarz-Bart s’est complètement immergé dans l’histoire de Solitude, dans une langue savoureuse colorée riche poétique. On y retrouve cette même saveur dans les récits de Toni Morrison, Patrick Chamoiseau dans Texaco, ou Lionel Trouillet dans Rue des pas perdus.

 La puissance de vie contrebalance l’horreur de l’esclavage, de la torture, des violences subies, surtout par les femmes. Cette force de vie s’entrelace à l’errance, s’accompagne de la présence des zombis, morts-vivants, êtres que trop de souffrances a fait basculer dans une dimension inconnue, où vie et mort ne sont que 2 facettes d’une même réalité…  

couverture du livre La mulâtresse solitude Elle n’est ni noire ni blanche. Solitude, la fille mulâtresse d’une Africaine arrachée à son village par des trafiquants d’esclaves, est condamnée à servir les Blancs. Mais dans ses veines brûle le feu de la révolte. Aux côtés de Maïmouni et des troupes noires cachées dans les forêts de la Soufrière, elle lutte pour la liberté. Un vibrant hommage à une femme de légende de l’histoire des Antilles. André Schwarz-Bart (1928-2006) entre en résistance en 1943 après la déportation de sa famille. Il est l’auteur du Dernier des justes (prix Goncourt 1959) et d’Un plat de porc aux bananes vertes, coécrit avec son épouse Simone Schwarz-Bart, qui constitue le prélude de La Mulâtresse Solitude.
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