Les thèmes abordés par l’atelier philosophie au deuxième trimestre 2021

Vendredi 2 avril

LA MORT

Sous les termes de la Camarde, la Faucheuse ou la Parque, la mort bien qu’omniprésente chez Brassens, n’est jamais tout à fait la même : tantôt prise en dérision, tantôt inquiétante, parfois complice, parfois joyeuse, simple prétexte ou vedette à part entière.

Exposé sur l’aspect philosophique de la mort par Carol Fernandes Caruso, licenciée en philosophie, suivi d’une discussion entre les participants.

Vendredi 9 avril 

LE PASSEISME

Brassens disait ne pas se sentir très à l’aise dans son époque et il le laisse plus ou moins deviner dans nombre de ses œuvres.
C’est dans la chanson intitulée « Le grand Pan » qu’il est le plus explicite à ce sujet.
Non seulement, il y exprime une certaine nostalgie du passé, mais il reproche à la science de démystifier l’imaginaire et de procéder selon Max Weber au « désenchantement du monde » .
D’où les réflexions suivantes :
Faut-il avoir peur du futur et est-ce que « C’était mieux avant » ? (en référence aux écrits de Michel Serres )
La science a-t-elle vraiment tout dépoétisé et n’a-t-elle pas créé d’autres formes d’imaginaires ?

Vendredi 30 avril

L’HUMOUR

«  Si on trouve dans mes chansons l’ironie, la cocasserie, la dérision de soi-même, c’est pour atténuer un peu la rigueur d’une philosophie que d’aucuns trouvent certainement un peu sommaire, mais qui n’en est pas moins impitoyable pour notre temps » 

A partir de ces propos de Georges Brassens, nous déclinerons les multiples intentionnalités de l’humour dans ses chansons :  contre-point à la tristesse, « propagande de contrebande », pudeur camouflée ou verve spontanée de celui qui « idolâtre la moquerie ».

Alice Delplanque évoquera les différentes facettes de l’humour en philosophie, en s’attardant plus longuement sur l’ouvrage de Henri Bergson intitulé « Le rire ».

Vendredi 7 mai

L’AMOUR

S’il est vrai que le registre amoureux a toujours été privilégié dans la chanson française, Brassens, par la densité et l’originalité de ses propos, y a une place particulière.

Amour passionnel ou amour sexuel, amour filial ou amitié profonde témoignent d’un homme au cœur généreux et à l’imagination foisonnante.

De nombreux philosophes ont tenté d’expliquer la nature de l’amour, à commencer par Platon qui y a consacré un ouvrage : « Le banquet ».

Aussi, Wira Untoja, étudiante en philosophie, évoquera les principaux écrits en ce domaine, ce qui nous permettra d’appréhender cet aspect de l’œuvre de Georges Brassens sous un regard plus philosophique.

Vendredi 14 mai

LA RELIGION

« Si Dieu existe, en fin de compte, il voit que je m’suis conduit guèr’ plus mal que si j’avais la foi » chante Brassens dans « Le mécréant ».

Si Dieu existe…c’est une porte ouverte vers un questionnement, car Brassens n’a pas de pensée hostile envers Dieu, ni même envers la foi. Il dénonce avant tout la bigoterie et la rigidité dogmatique édictée par l’église catholique, en ne voulant pas « suivre les chemins qui mènent à Rome »

Lucas Scheveiler, auteur du site « maispassibienphilosophie.com » et étudiant en Master de philosophie, nous fera un exposé sur le « fait religieux ».

Alors que la religion est présente depuis l’origine de l’humanité, dans un siècle à évolution rapide où les connaissances scientifiques font autorité, nous nous interrogerons sur les conséquences d’un athéisme grandissant dans la société occidentale.

Vendredi 21 mai

LA PENSEE DES FEMMES A TRAVERS L’HISTOIRE, DE L’ANTIQUITE A NOS JOURS.

Débat « en présentiel » à partir d’un diaporama préparé par Anne Labruyère pendant le confinement.

Il est temps de connaître autrement l’histoire de la pensée humaine, celle que l’on n’entend pas ou peu : celle de l’autre moitié de l’humanité, l’autre « soutien du ciel », si longtemps oubliée, reléguée, humiliée depuis la nuit des temps de la pensée.

Première partie : de l’Antiquité à la Renaissance,

Vendredi 28 mai

DEUXIEME VOLET…

du diaporama de notre amie Anne Labruyère sur « La pensée des femmes » : de la révolution industrielle à la fin du 20e. S.

Vendredi 4 juin

A LA DECOUVERTE D’UN PHILOSOPHE ATYPIQUE : JANKELEVITCH

  À l’instar des voyageurs et des gens de mer, la philosophie de Jankélévitch porte en elle un « ailleurs ». Et, de même que l’on reconnaît parfois celui-ci à une lueur indéfinissable, dans le regard, ou à une certaine allure du geste, de la démarche, de même le style de ce philosophe, sa manière si insolite intrigue, parce que l’on y sent une allusion à des terres neuves, fraîches, quoique familières aussi.

Avec Lucas Scheveiler, étudiant en master de philosophie à l’Université Paul Valéry de Montpellier et auteur du site « maispassibienphilosophie.com ». 

Samedi 16 juin

JOURNEES FILOMER

A l’occasion du centenaire Brassens, débat sur le bateau Le Roquerols, autour de six thèmes précédemment étudiés : l’anticonformisme, l’épicurisme, la morale, le scepticisme, la mort et l’humour.

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