Les thèmes abordés par l’atelier philosophie en 2020

Vendredi 28 février 2020

La poétique de la rêverie de Gaston Bachelard. Extraits d’une interview de Gaston Bachelard enregistrée à partir de documents de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) par Gérard Grenier. Nous partagerons nos différentes réflexions sur les propos de ce philosophe-poète qui nous parle du rêve éveillé relativement proche de la méditation.

Vendredi 6 mars 2020 

La vérité. A l’heure ou les « fake news » font rage, comment distinguer les vérités des simples opinions ? Cette thématique sera traitée par Lucas Scheveiler, étudiant en troisième année de philosophie à la faculté Paul Valéry de Montpellier.

Vendredi 4 septembre 2020

Le confinement. « Pour être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, à se créer indéfiniment soi-même » Henri Bergson. Chacun est invité, dès maintenant, à mener sa propre réflexion sur cette expérience inédite d’une solitude imposée.

Quel nouveau regard porter sur soi-même ? Sur son entourage ?

Quels changements également souhaiter pour notre société ?

Autant de questions auxquelles nous essaierons de répondre.

Vendredi 11 septembre 2020

La collapsologie. Avec Alice Delplanque, diplômée en master de philosophie, actuellement étudiante en préparation au CAPES et à l’Agrégation. Suite à nos précédentes réflexions sur la crise sanitaire, économique et sociale, nous avons poursuivi cette thématique en parlant du « Principe Responsabilité » du philosophe Hans Jonas, dont un extrait figure dans la revue « Philosophie magazine » du mois de février 2020. Puis débat sur la fragilité de la planète et notre propre implication

Vendredi 18 septembre 2020

Le travail. « Travailler, décider ensemble, quels éclairages issus des sciences humaines ? »

Thème proposé par Michel Blanchard, ancien formateur en prévention détaché à la Sécurité Sociale.

Son intervention concerne la réalité du travail et sa reconnaissance du point de vue de l’ergonomie et de la psychodynamique. C’est la dimension collective, le « vivre-ensemble » qui est envisagé. Il est enfin proposé d’aborder les vertus de la discussion dans les prises de décisions collectives.

Vendredi 25 septembre 2020

La sexualité avec Alice Delplanque. Qu’est-ce qu’est la sexualité pour nous aujourd’hui ? 

Nous nous sommes intéressés à « la sexualité » comme objet de connaissance.

Le savoir lié à la sexualité est un savoir de l’intime, qui pourtant cache un savoir important sur l’ensemble des rapports sociaux : rapports de pouvoirs, censure, exclusion…

Pour nous interroger sur ce thème, nous nous sommes appuyés sur la pensée éclairante de Michel Foucault, développée à travers son « Histoire de la sexualité ».

Vendredi 2 octobre 2020

Les tests génétiques. Après la conférence que Daniel Gourdellier donnée le jeudi 1er octobre à la Médiathèque sur le thème des « Tests génétiques », nous avons prolongé la réflexion sur leur répercussions, notamment dans les domaines des libertés individuelles, des relations familiales, de la marchandisation de l’humain.

Vendredi 9 octobre 2020

Le racisme avec Alice Delplanque. Qu’est-ce que le racisme ? Le racisme est-il une fiction collective, relève-t-il d’une réalité socio-politique ou renvoie-t-il à une catégorie naturelle ?  Le crime raciste de George Floyd commis par un policier le 25 mai 2020 aux Etats-Unis, soulevant un mouvement d’indignation dans le monde entier, nous rappelle que le racisme n’est pas seulement une illusion, une croyance fausse ou une construction historique et idéologique. Face à l’urgence de la question, la philosophie et les sciences sociales se sont intéressées à la pensée raciale, en tentant d’en définir les enjeux et en se demandant : comment définir le racisme, critiquer et lutter contre cette réalité et la variété de ses formes ?

Vendredi 16 octobre 2020

Renaissance de la métaphysique. Qu’a-t-il ? Qui surgit ? Et à qui, pour qui ? Qui est « il y a » ? Questions que les métaphysiciens se posent depuis toujours. Jusqu’à finir par les délaisser : plutôt que s’attaquer à l’indécidable, ne vaut-il pas mieux approcher, comme nous y invite Kant, le fonctionnement même de la conscience, y compris cette obstination à vouloir concevoir l’inconcevable ?

Dans son ouvrage intitulé « Renaissance de la métaphysique », José Cohen Aknine nous a exposé un modèle inédit et innovant,

Vendredi 13 novembre 2020

La liberté d’expression avec Alice Delplanque. La question de la liberté d’expression et de ses limites est une question assez redoutable, philosophiquement parlant et ce, depuis toujours (on pense à Socrate, condamné à mort pour avoir diffusé des idées subversives auprès de la jeunesse). L’assassinat du professeur Samuel Paty, nous amène à nous réinterroger sur la liberté d’expression : si tout le monde semble s’accorder pour en reconnaître l’importance et la légitimité, ces événements montrent que les hommes ne parviennent pas à se mettre d’accord lorsqu’il s’agit de savoir jusqu’où elle doit s’exercer. Comment définir ses limites ? Comment défendre une liberté si controversée ?

Vendredi 20 novembre 2020

La démocratie en Amérique. Depuis la naissance de la première démocratie athénienne où le peuple (dêmos) dispose individuellement de pouvoir (kratos) à la res publica romaine, dans laquelle la « chose publique » est exercée par des personnes élues, les soubresauts de l’histoire nous montrent que ce ne sont pas des biens définitivement acquis.

A partir du dernier numéro de la revue philosophie magazine, consacré à la perte de démocratie en Amérique, nous discuterons autour de ce thème « entre nous ».

Vendredi 27 novembre 2020

L’utilitarisme avec Alice Delplanque. Né au XVIII siècle, l’utilitarisme est un des principaux courants de pensée du monde anglophone. Il a pour père le philosophe Jérémy Bentham, qui affirme que le bien-être de la communauté est la seule fin morale digne de ce nom et développe à cette fin une méthode d’évaluation de l’utilité collective. Son disciple, John Stuart Mill, a affiné le concept en lui donnant une valeur plus morale et pérenne.

Mais dans quelle mesure doit-on sacrifier le choix d’une minorité pour accroître l’intérêt général ? A titre d’exemple, doit on prendre des mesures très liberticides et rendre obligatoire un vaccin rejeté par la moitié d’une population ?

Vendredi 4 décembre 2020

Le ressentiment. Jany Forestier nous a présenté l’essai de Cynthia Fleury « Ci-gît l’amer – Guérir du ressentiment » nrf nov. 2020.

La philosophe et qui est également psychanalyste, investit la question du ressentiment pour montrer comment il enferme le sujet vers un dépérissement de soi-même et la renonciation à agir positivement. Le principe qu’elle pose, en axiome, est que « le sujet peut » et que ce ressentiment peut être sublimé.

S’appuyant sur T. Adorno et W. Reich, elle met en évidence comment le ressentiment a participé à la montée du fascisme en Allemagne et en Italie avec une acceptation de masse. Se référant à l’ouverture vers l’universel chez Franz Fanon, elle ouvre des pistes pour le présent où le ressentiment mine une société socialement fracturée.

Vendredi 11 décembre 2020

La cause animale avec Alice Delplanque. Retour sur l’utilitarisme en nous focalisant sur Peter Singer, considéré comme le philosophe vivant le plus influent de son époque. Il propose, dans un ouvrage publié dès 1975, le principe d’ EGALE considération des intérêts de TOUS les êtres sensibles humains ou non-humains. Cette idéologie fera lentement son chemin, jusqu’à faire évoluer inexorablement notre société vers une éthique plus respectueuse de la cause animale.

Vendredi 18 décembre 2020

La foi. « La plus belle histoire jamais contée ». Pour le philosophe existentialiste chrétien Miguel de Unamuno, une foi qui ne doute pas est une foi morte ; de même pour Edgard Morin, dans toute foi, il y a un doute, profond, plus ou moins refoulé.

Pour célébrer Noël, à l’heure où l’humanité doit affronter tant de défis, nous nous interrogerons sur cette parole de Jésus de Nazareth « Ne vous inquiétez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de lui-même » (Matthieu 6:34)

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