Toni Morisson

TONI MORRISON 1831/2019

C’est avec ‘’BELOVED’’ que j’ai découvert cette auteure américaine, l’ayant lu il y a trop longtemps, je préfère reproduire l’essentiel de ce qui est dit sur la 4ème de couverture.

BELOVED/1998

Extrait de la 4ème de couverture : ‘’Dans les années 1870, prés de Cincinnati au USA, les meubles volent, la lumière s’allument et désigne au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l’empreinte d’une petite main de bébé. 18 ans après son acte de violence et d’amour maternel, Sethe l’ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu’elle a égorgée… ‘’

UN DON/2009

Extrait de la 4ème de couverture : ‘’200 ans avant ‘’Beloved’’, ‘’ ce récit aussi obsédant évoque l’Amérique du 18ème, dans la même prose lyrique et verdoyante. Sa voix pressante et poétique lui permet d’aller et venir avec autant de rapidité que d’aise entre la fable et la vie quotidienne. ’’

Mon commentaire : Toujours la même atmosphère épaisse et sombre, où se mélangent le réel et l’étrange. Une écriture elliptique, qui nous oblige à deviner les espaces laissés libres, à les inventer. La tristesse, le malheur et le désarroi prédominent, les femmes aussi prédominent, quelles que soient leur origine et leur couleur. Elles sont toutes dans la dépendance : dépendance du père, du mari, du frère, de l’amour, de l’esclavage, de la maternité voulue ou non. Elles se battent, elles sont fortes, elles se soutiennent, elles s’endurcissent, parfois deviennent dures comme des pierres, parfois deviennent folles, folles de douleur, d’épuisement, d’injustice… ‘’

LE HOME/2012

Mon commentaire : Même atmosphère lourde, sombre et violente. Un livre dans lequel on pénètre par une petite porte qui ouvre sur une grotte, où s’entre-chainent peur et amour. Oui, l’amour est là, celui d’un frère pour sa jeune sœur, celui d’un homme hanté par les images de ses compagnons morts à la guerre. La violence ordinaire du racisme s’y agrippe. Après voir frôlé la mort, Yeidra la sœur se sent enfin libre. Ce sentiment de liberté intérieure, d’estime de soi, et de résilience surgit dans cette dernière balade du frère et de la sœur vers le lieu de leurs jeux d’enfance. Le retour chez eux avec les ossements d’un jeune homme noir abattu durant la période ségrégationniste, marque son retour ‘’at home’’ pour y être enterré. Une petite note d’espoir à la fin du livre… ‘’